✝️ 20 août : Pie VII et saint Pie X, deux papes face aux tempêtes de leur siècle

 


De Napoléon à la Grande Guerre, deux pontifes que l’on pouvait croire fragiles et qui refusèrent pourtant de céder sur l’essentiel





✠ Summarium Latine Ecclesiastico

Die XX Augusti memoria duorum Romanorum Pontificum singulariter coniungitur. Anno MDCCCXXIII mortuus est Pius VII, qui Ecclesiam post perturbationes Revolutionis Francicae rexit, concordiam cum Francia quaesivit atque potestati Napoleonis, etiam captivitate tolerata, resistere debuit. Eodem die anno MCMXIV mortuus est sanctus Pius X, pastor humilis, Eucharistiae et catechismi fautor, liturgiae reformator atque adversarius modernismi. Diversis temporibus vixerunt, sed uterque ostendit mansuetudinem christianam cum fortitudine muneris Petrini coniungi posse.


⛪ Saint du jour

Le 20 août offre cette année un curieux rendez-vous avec l'histoire pontificale : deux papes sont morts exactement ce jour-là, à 91 ans d'intervalle.

Pie VII, le 20 août 1823.

Saint Pie X, le 20 août 1914. Sa mémoire liturgique est aujourd'hui célébrée le 21 août. Le Saint-Siège confirme pour les deux pontificats la date du 20 août comme terme de leur règne.

Ils ne se ressemblent guère au premier regard.

Pie VII appartient au monde bouleversé par la Révolution française et Napoléon.

Pie X voit s'ouvrir le XXe siècle et meurt au moment où l'Europe bascule dans la Première Guerre mondiale.

Pourtant, un même trait les rapproche : une douceur personnelle qui ne signifia jamais faiblesse doctrinale ou renoncement à leur charge.


✒️ Résumé

Deux papes. Deux siècles. Deux crises.

Pie VII tente de reconstruire l'Église après la Révolution. Il négocie avec Bonaparte le Concordat de 1801, vient à Paris pour le sacre impérial, puis découvre progressivement qu'un accord avec Napoléon ne signifie nullement une soumission au nouvel empereur. Les États pontificaux sont occupés puis annexés ; le pape est arrêté et détenu. Il finit pourtant par rentrer triomphalement à Rome en 1814. Les documents conservés par le Saint-Siège témoignent directement de ces différentes étapes de son pontificat, du Concordat jusqu'au retour à Rome.

Pie X, ancien curé devenu pape, choisit pour programme Instaurare omnia in Christo : « tout restaurer dans le Christ ». Il encourage la communion fréquente, favorise la première communion des enfants, réforme la musique sacrée et la Curie, insiste sur l'enseignement du catéchisme et mène une lutte particulièrement énergique contre le modernisme.

Le premier résista à César.

Le second voulut résister à l'esprit du siècle.

Tous deux moururent un 20 août.


🕊️ Pie VII : le moine devenu pape

Barnaba Chiaramonti n'avait pas exactement le profil d'un chef de guerre.

Né à Cesena en 1742, il entre chez les bénédictins et devient religieux sous le nom de Gregorio.

Lorsqu'il devient pape en mars 1800, la situation paraît presque désespérée.

Son prédécesseur, Pie VI, est mort prisonnier en France en 1799.

Rome a connu la République romaine.

Les armées françaises ont bouleversé l'Italie.

Les structures traditionnelles de l'Église de France ont été profondément désorganisées par la Révolution.

Et le nouveau pape lui-même doit être élu à Venise, sous protection autrichienne.

On aurait pu croire que la papauté sortait du XVIIIe siècle mourante.

Elle allait pourtant retrouver un rôle considérable.

Le Saint-Siège date le pontificat de Pie VII de mars 1800 au 20 août 1823.


🇫🇷 Le Concordat : pactiser avec Bonaparte ?

Pie VII comprend rapidement une chose : la Révolution a eu lieu.

On ne remettra pas simplement la France dans son état religieux de 1788.

Bonaparte, Premier consul, comprend de son côté qu'il est impossible de stabiliser durablement la France en maintenant une guerre religieuse permanente avec des millions de catholiques.

Les deux hommes ont donc intérêt à négocier.

Le résultat est le Concordat de 1801.

La religion catholique retrouve une existence publique organisée en France. Les diocèses sont réorganisés. Les évêques sont nommés selon un système associant le gouvernement français et Rome.

Pie VII accepte des concessions considérables afin de reconstruire concrètement la vie catholique française.

Le Saint-Siège conserve notamment la bulle Ecclesia Christi du 15 août 1801, directement liée à cette réorganisation concordataire.

Était-ce une capitulation ?

On peut plutôt y voir l'un des traits fondamentaux du pontificat :

Pie VII négocie lorsqu'il estime pouvoir sauver l'essentiel.

Mais Napoléon allait bientôt découvrir l'autre moitié du personnage.


👑 Paris, 1804 : le pape et l'empereur

En 1804, Napoléon souhaite que le pape vienne à Paris pour son sacre.

Pie VII accepte.

L'image est extraordinaire.

Quelques années seulement après une Révolution qui avait persécuté l'Église, fermé des couvents, nationalisé les biens ecclésiastiques et tenté de déchristianiser une partie du pays, le successeur de Pierre traverse la France au milieu des foules.

Le pape est de nouveau visible.

Le catholicisme aussi.

Le 2 décembre 1804, Pie VII assiste au sacre de Napoléon à Notre-Dame de Paris.

La scène est devenue mythique, notamment grâce au tableau de David.

Mais l'alliance apparente masque déjà une divergence fondamentale.

Napoléon veut utiliser la religion comme l'un des instruments de stabilisation de son Empire.

Pie VII considère que l'Église possède des droits qui ne viennent pas de l'empereur.

Le conflit devient presque inévitable.


⚔️ Quand Napoléon rencontre une limite

Napoléon avance.

Pie VII cède parfois.

Puis refuse.

L'empereur intervient de plus en plus directement dans les affaires ecclésiastiques et territoriales du pape.

Les relations se dégradent.

En 1809, Napoléon annexe les États pontificaux.

Pie VII répond par un acte visant ceux qui ont participé à l'usurpation des possessions du Saint-Siège. Peu après, dans la nuit du 5 au 6 juillet, le pape est arrêté et emmené hors de Rome. Il sera notamment détenu à Savone, puis à Fontainebleau.

Voilà le moment où apparaît véritablement la personnalité de Pie VII.

Le bénédictin doux devient un obstacle.

Pas un obstacle militaire.

Pas un conspirateur.

Pas un révolutionnaire.

Simplement un homme qui répond :

non.


🔒 Le prisonnier de Napoléon

Napoléon possède des armées.

Pie VII possède presque uniquement sa fonction.

Le rapport de force matériel est grotesque.

Et pourtant, l'empereur ne parvient jamais réellement à transformer le pape en fonctionnaire religieux de l'Empire.

La captivité dure plusieurs années.

À Fontainebleau, épuisé et soumis à de très fortes pressions, Pie VII accepte en janvier 1813 un accord particulièrement favorable à Napoléon.

Puis il se reprend.

Il revient sur plusieurs concessions.

C'est là que le personnage devient profondément humain.

Pie VII n'est pas une statue de marbre.

Il hésite.

Il souffre.

Il peut céder.

Puis il trouve la force de dire que ce qu'il a accepté sous pression ne peut subsister ainsi.

La résistance chrétienne n'est pas toujours l'absence de faiblesse.

Elle peut aussi être la capacité de se relever après avoir faibli.


🏛️ 1814 : le prisonnier revient à Rome

Et puis l'impensable arrive.

L'Empire s'effondre.

Napoléon, qui semblait disposer de l'Europe, abdique.

Pie VII, le prisonnier, rentre à Rome en 1814.

Le Saint-Siège conserve précisément parmi ses textes de cette année l'encyclique Il trionfo et la bulle Sollicitudo omnium, cette dernière rétablissant universellement la Compagnie de Jésus.

Le contraste est presque biblique.

Celui qui avait les divisions est tombé.

Celui qui était enfermé est revenu.

Pie VII ne devient pourtant pas un pape de vengeance.

Il gouverne encore neuf années.

Et lorsqu'il meurt le 20 août 1823, la papauté paraît beaucoup plus solide qu'au moment de son élection.


✝️ 91 ans plus tard : un autre Pie meurt

Nous sommes maintenant le 20 août 1914.

L'Europe n'est plus celle de Napoléon.

Elle est peut-être dans une situation encore plus inquiétante.

Depuis quelques semaines, les déclarations de guerre se succèdent.

La Première Guerre mondiale commence.

À Rome, un vieux pape meurt.

Il s'appelle Giuseppe Sarto.

Le monde le connaît sous le nom de Pie X.


🌾 Giuseppe Sarto : un curé sur le trône de Pierre

Le contraste avec les grandes familles romaines qui avaient autrefois fourni tant de papes est frappant.

Giuseppe Sarto vient d'un milieu modeste.

Il naît à Riese, en Vénétie, le 2 juin 1835.

Prêtre, curé, évêque de Mantoue, patriarche de Venise, cardinal…

Puis pape en 1903.

Le Vatican rappelle cette ascension très simple et son attachement à la pauvreté ; la tradition a conservé cette formule de son testament : il était né pauvre, avait vécu pauvre et souhaitait mourir pauvre.

Son programme tient en quelques mots tirés de saint Paul :

Instaurare omnia in Christo.

Tout restaurer dans le Christ.


🍞 Le pape de l'Eucharistie

C'est probablement l'un des aspects les plus durables de son pontificat.

À l'époque, beaucoup de catholiques communient rarement.

Une conception très scrupuleuse de la préparation eucharistique avait progressivement éloigné certains fidèles de la communion fréquente.

Pie X encourage au contraire la réception fréquente de l'Eucharistie.

Il favorise également la communion des enfants dès qu'ils atteignent l'âge de raison.

Le Vatican le présente encore aujourd'hui comme le pape du catéchisme et de la première communion des enfants.

Il y a là quelque chose de profondément pastoral.

Pie X ne veut pas seulement combattre des erreurs intellectuelles.

Il veut que les catholiques vivent des sacrements.

La réforme commence à l'autel.


📖 Le pape du catéchisme

Pie X est également obsédé — le mot n'est presque pas trop fort — par la formation chrétienne.

Il considère l'ignorance religieuse comme l'une des grandes faiblesses du catholicisme populaire.

Son encyclique Acerbo nimis, en 1905, insiste fortement sur la nécessité de l'enseignement catéchétique. Elle figure parmi les encycliques de son pontificat conservées par le Saint-Siège.

Cette préoccupation explique la place immense qu'occupera le catéchisme de Pie X dans la mémoire catholique.

Des réponses courtes.

Des définitions précises.

Une doctrine destinée non seulement aux théologiens, mais aux familles et aux enfants.

Pour Pie X, une foi que le peuple ne connaît plus finit nécessairement par devenir une foi qu'il ne pratique plus.


🎼 Quand un pape réforme aussi la musique

Dès novembre 1903, quelques mois après son élection, Pie X publie le motu proprio Tra le sollecitudini sur la musique sacrée.

Il entend rendre à la liturgie une musique correspondant davantage à sa nature propre et donne une place privilégiée au chant grégorien.

Le document figure toujours parmi les textes officiels de son pontificat.

Cela pourrait sembler secondaire.

Cela ne l'est pas.

Pie X considère que la liturgie forme la foi.

Ce que le fidèle entend, chante et contemple dans l'église participe à sa vie spirituelle.

On retrouve donc toujours la même logique :

catéchisme, Eucharistie, liturgie, doctrine.

Tout doit conduire au Christ.


⚡ Pie X contre le modernisme

Voilà évidemment la partie la plus controversée de son héritage.

Pie X considère qu'un ensemble de tendances intellectuelles nouvelles menace de transformer profondément la compréhension catholique de la Révélation, du dogme et de l'Église.

En 1907, il publie l'encyclique Pascendi Dominici gregis, explicitement consacrée aux « erreurs du modernisme ».

Le ton est extrêmement sévère.

Le pape estime que le danger ne vient plus seulement d'adversaires extérieurs à l'Église, mais peut se développer dans les milieux catholiques eux-mêmes.

Des mesures disciplinaires suivent.

Le serment antimoderniste sera imposé en 1910.

Cette politique reste discutée par les historiens et les théologiens : elle permit de maintenir des frontières doctrinales très nettes, mais entraîna également un climat de suspicion et des accusations parfois excessives.

Il faut donc éviter deux caricatures.

Pie X n'était pas simplement un vieillard terrifié par le monde moderne.

Mais toute personne inquiétée sous son pontificat n'était pas nécessairement non plus un hérétique clandestin.

L'histoire est rarement aussi pratique que les polémiques.


🇫🇷 Pie X et la France : l'autre tempête

Pour les catholiques français, le pontificat possède une importance particulière.

En 1905, la France vote la loi de séparation des Églises et de l'État.

Pie X refuse certains mécanismes envisagés pour l'organisation du culte catholique après la séparation.

Ses encycliques Vehementer Nos en février 1906, puis Gravissimo Officii Munere en août, concernent directement la crise française et figurent dans les archives pontificales.

Le paradoxe est intéressant.

Pie VII avait négocié avec la France le Concordat.

Pie X assiste, un siècle plus tard, à sa disparition dans la majeure partie du territoire français.

Deux papes morts un 20 août encadrent presque symboliquement le siècle concordataire français.

Voilà probablement le plus beau lien historique entre eux.


🌍 Août 1914 : l'Europe se suicide

Puis arrive l'été 1914.

L'assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo déclenche l'engrenage.

L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

La Russie mobilise.

L'Allemagne entre en guerre.

La France et le Royaume-Uni suivent.

L'Europe chrétienne entre dans une guerre qui fera des millions de morts.

Pie X lance un appel à la paix le 2 août. Le Vatican rappelle que la guerre avait profondément assombri les dernières semaines de sa vie.

Il meurt le 20 août 1914. Le Saint-Siège fixe officiellement à cette date la fin de son pontificat.

Sa fête liturgique sera fixée au 21 août.


🕯️ Deux morts, deux mondes qui basculent

Regardons maintenant ces deux dates.

20 août 1823 : Pie VII meurt.

L'Europe vient de traverser Révolution, Terreur, Directoire, Consulat, Empire, guerres napoléoniennes et Restauration.

20 août 1914 : Pie X meurt.

L'Europe vient d'entrer dans la Première Guerre mondiale.

Entre les deux :

91 ans.

Deux papes.

Deux bouleversements.

Et presque la même question :

comment l'Église peut-elle traverser une époque qui prétend réorganiser le monde sans elle — voire contre elle ?


🪨 Pie VII : résister au pouvoir

Pie VII donne une première réponse.

Il négocie.

Il accepte des compromis.

Il reconnaît que l'histoire ne revient pas en arrière simplement parce qu'on le souhaite.

Mais il pose finalement une limite.

Napoléon peut posséder l'armée française.

Il peut occuper Rome.

Il peut annexer les États pontificaux.

Il peut faire enlever le pape.

Mais il ne peut pas décider à la place du pape de ce que doit être l'Église.

La faiblesse matérielle devient alors une force.

Pie VII rappelle qu'un pape sans armée peut encore dire non à un empereur.


🔥 Pie X : résister à la dissolution

Pie X affronte une autre menace.

Ce ne sont plus les soldats de Napoléon.

Ce sont les transformations intellectuelles, politiques, sociales et religieuses de l'Europe moderne.

Sa réponse est différente :

former.

Catéchiser.

Faire communier.

Réformer la liturgie.

Clarifier la doctrine.

Réorganiser l'Église.

Il considère que l'Église ne survivra pas simplement en possédant des institutions.

Elle doit former des catholiques capables de savoir ce qu'ils croient et pourquoi ils le croient.


❤️ Souvenir oublié : deux papes beaucoup moins autoritaires qu'ils n'en ont l'air

L'histoire aime les images simples.

Pie VII serait le pape soumis à Napoléon.

Pie X serait le pape autoritaire de l'antimodernisme.

Les deux portraits sont insuffisants.

Pie VII fut capable d'une étonnante résistance précisément parce qu'il savait auparavant négocier.

Pie X, derrière la sévérité doctrinale, fut aussi le pape qui voulut rapprocher les enfants de l'Eucharistie, développer le catéchisme et rendre la liturgie davantage accessible à la prière des fidèles. Le Vatican insiste encore aujourd'hui sur ces dimensions pastorales de son pontificat.

La fermeté n'est pas nécessairement le contraire de la douceur.

Chez ces deux hommes, elle semble même parfois en avoir été le prolongement.


✝️ Deux manières d'être Pierre

Pie VII et Pie X n'ont pas gouverné de la même manière.

Ils n'avaient pas le même tempérament.

Ils n'affrontaient pas les mêmes ennemis.

Ils ne vivaient même plus dans le même monde.

Mais ils incarnent deux dimensions complémentaires du ministère pontifical.

Pie VII protège la liberté de l'Église contre l'État tout-puissant.

Pie X protège la transmission de la foi contre ce qu'il considère comme sa dissolution intérieure.

L'un nous rappelle que César ne peut pas absorber Pierre.

L'autre que Pierre ne peut pas simplement répéter ce que le siècle veut entendre.

Et voilà pourquoi ce 20 août mérite davantage qu'une simple mention dans une éphéméride.

Deux papes sont morts ce jour-là.

Mais leurs combats restent étonnamment actuels.

La question n'est peut-être plus de savoir si Napoléon peut emprisonner le pape ou si les modernistes de 1907 ont raison.

Elle est plus fondamentale :

jusqu'où l'Église peut-elle s'adapter à son époque sans devenir simplement le reflet de son époque ?

Pie VII et Pie X n'auraient probablement pas donné exactement la même réponse.

Mais tous deux auraient commencé par la même certitude :

le centre n'est ni l'empereur, ni l'époque, ni même le pape.

Le centre est le Christ.


🌿 Note culturelle — David et les images de deux papautés

Impossible d'évoquer Pie VII sans penser au Sacre de Napoléon de Jacques-Louis David.

Le pape y apparaît assis derrière l'empereur, presque secondaire dans la gigantesque mise en scène impériale.

L'histoire produira pourtant une ironie magnifique : l'homme qui semble presque décoratif dans la toile survivra politiquement à l'Empire qui occupe tout le tableau.

Pie X appartient déjà à une autre culture visuelle.

La photographie nous montre un homme au visage grave, souvent vêtu simplement de blanc, bien loin de la pompe picturale napoléonienne.

Entre David et la photographie, entre l'empereur couronné et le pape fils d'un milieu modeste, c'est aussi tout le XIXe siècle catholique qui défile.


📚 Sources

Saint-Siège — Pie VII — chronologie officielle du 251e pape et principaux documents de son pontificat, notamment ceux de 1801, 1809 et 1814.

Saint-Siège — Pie X — chronologie officielle du 257e pape, dont le pontificat s'achève le 20 août 1914.

Cité du Vatican — Mémoire liturgique de saint Pie X — présentation de son action en faveur du catéchisme, de la communion des enfants, de la liturgie et de sa réaction au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Saint-Siège — Encycliques de Pie XAcerbo nimis, Vehementer Nos, Pascendi Dominici gregis et autres textes majeurs du pontificat.

Saint-Siège — Motu proprio de Pie X — notamment Tra le sollecitudini sur la musique sacrée.


📖 Pour aller plus loin

Les articles ci-dessous prolongent particulièrement bien cette double histoire de la papauté, de la France et de la résistance aux crises.

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Pie VII prisonnier de Napoléon et Pie X confronté à la guerre permettent de comprendre comment la papauté est passée d'une puissance territoriale à une autorité principalement spirituelle.

🇫🇷 Le Concordat de 1801

L'accord conclu entre Bonaparte et Pie VII constitue l'un des grands tournants de l'histoire religieuse française contemporaine.

🎼 Jean-Sébastien Bach : la foi mise en musique

Pour prolonger autrement la réflexion sur la musique sacrée et comprendre pourquoi Pie X attachait une telle importance à la manière dont l'Église chante sa foi.


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Celui de Pie VII, rappelant qu'un État, même tout-puissant, ne peut absorber la liberté spirituelle de l'Église ?

Ou celui de saint Pie X, convaincu qu'une Église qui ne transmet plus clairement sa foi finit par perdre jusqu'à la conscience de ce qu'elle croit ?

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